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    États-Unis

    Google aligne 3,8 millions de dollars pour compenser des discriminations salariales

    Par Marlène Thomas
    L'entreprise a accepté de payer 3,8 millions de dollars à la suite d’accusations de discrimination.
    L'entreprise a accepté de payer 3,8 millions de dollars à la suite d’accusations de discrimination. Photo Dave Paresh. Reuters

    Le département américain du Travail a annoncé lundi que le géant du Web avait accepté ce règlement à la suite d'accusations de discriminations envers des femmes et des personnes asiatiques.

    Derrière le rideau clinquant de repas gratuits, salles de sport, coiffeurs et autres avantages associés à des paies très confortables, Google n’échappe pas aux inégalités. Le département américain du Travail a annoncé lundi dans un communiqué que le géant du Web avait accepté de payer 3,8 millions de dollars (3,1 millions d’euros) à la suite d’accusations de discriminations envers des femmes ingénieures et des candidats asiatiques en Californie ainsi que dans l’Etat de Washington.

    Au cours d’une évaluation de routine, une agence du département du Travail a identifié que, sur la période de 2014 à 2017, Google a payé les femmes ingénieures en génie logiciel moins que les hommes occupant des postes similaires, rapporte le Washington Post. Des différences de taux d’embauche, qui désavantageaient les candidatures féminines et les candidats asiatiques à des postes en génie logiciel, ont également été relevées sur plusieurs sites de l’entreprise. «La discrimination salariale reste un problème systémique. Les employeurs doivent effectuer régulièrement des vérifications d’équité salariale pour s’assurer que leurs systèmes de rémunération favorisent l’égalité des chances», a déclaré dans le communiqué Jenny R. Yang, directrice des programmes de conformité des contrats fédéraux au département du Travail.

    Sur la somme convenue, 1,35 million de dollars serviront à indemniser 2 565 femmes employées par Google à des postes d’ingénieures. Une enveloppe de 1,23 million de dollars est également destinée aux près de 3 000 candidates féminines ou candidats d’origine asiatique qui n’ont pas été choisies pour de tels postes. Dans le cadre de cet accord, l’entreprise s’engage également à réexaminer ses règles, ses procédures et ses pratiques concernant l’embauche et l’indemnisation.

    Google nie avoir enfreint la loi

    Google a déclaré avoir accepté de verser cette somme pour corriger la situation, tout en niant avoir enfreint la loi. «Nous pensons que toute personne doit être payée en fonction du travail qu’elle fait, et non de qui elle est, et nous investissons massivement pour faire en sorte que nos processus d’embauche et d’indemnisation soient justes et non faussés», a déclaré une porte-parole à l’AFP. Cette dernière a ajouté que l’entreprise analysait annuellement ses données salariales à la recherche d’anomalies et que la compagnie était heureuse de résoudre les problèmes de discriminations présumées.

    Depuis quelques années, les pratiques de ce géant du numérique sont de plus en plus critiquées. En 2018, des milliers d’employés de l’entreprise avaient manifesté à travers le monde pour dénoncer la mauvaise gestion des cas de harcèlement sexuel au sein de la boîte. L’étincelle ? Un article du New York Times qui révélait que Google avait couvert ces dernières années une série de cas de harcèlements sexuels impliquant de hauts responsables. Plus récemment en décembre, l’entreprise a une nouvelle fois été sous le feu des critiques après avoir viré la chercheuse spécialiste des questions d’éthique de l’intelligence artificielle Timnit Gebru. Elle s’était plainte dans un groupe interne que l’entreprise californienne ait censuré un de ses articles scientifiques et «réduise au silence les voix marginalisées».

    Marlène Thomas
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