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    Derrière la révolte des Libanais, une pauvreté systémique

    Par Hala Kodmani
    Des manifestants fuient les gaz lacrymogènes à Tripoli, dans le nord du Liban, jeudi.
    Des manifestants fuient les gaz lacrymogènes à Tripoli, dans le nord du Liban, jeudi. Photo Hussein Malla. AP

    Si les mesures anti-Covid ont provoqué les récentes émeutes qui secouent le pays, les habitants souffraient déjà depuis longtemps de conditions de vie très précaires, accentuées par le cynisme des responsables politiques.

    «Il n’y a pas que le Corona qui tue». Ce slogan des manifestants de Tripoli veut désigner la maladie bien plus meurtrière qui les frappe : la pauvreté. L’accès de colère et de violences qui embrase depuis plusieurs jours la deuxième ville du Liban s’apparente clairement à des émeutes de la faim. En témoigne la scène bouleversante, vue dans un reportage de la télévision libanaise, d’un père qui remet sa fille de 2 ans entre les mains d’un soldat en lui disant : «Je ne peux plus lui assurer ni lait ni nourriture, alors prenez-la.» C’était vendredi, au milieu des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, dans le centre de la ville avant que le Sérail, le bâtiment public central, ne soit incendié par les émeutiers.

    Effondrement économique

    Si la dernière vague de protestation a été déclenchée par le confinement strict imposé depuis le 14 janvier par les autorités libanaises pour raison sanitaire, la ville de près d’un million d’habitants souffrait déjà d’une accumulation de mis

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