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    L'Afghanistan au cœur d'une vague d'assassinats ciblés

    Par Luc Mathieu
    Lors des obsèques de Malalai Maiwand, présentatrice de télévision assassinée, à Jalalabad, le 10 décembre.
    Lors des obsèques de Malalai Maiwand, présentatrice de télévision assassinée, à Jalalabad, le 10 décembre. Photo AP

    Plusieurs militants des droits de l'homme, hommes politiques et journalistes ont été abattus ces dernières semaines. Des attaques rarement revendiquées, mais attribuées aux talibans.

    Malalai Maiwand était une présentatrice de télévision à Jalalabad, la grande ville de l’est de l’Afghanistan. Mohammad Yousuf Rasheed, un militant des droits de l’homme, directeur d’une organisation indépendante d’observation des élections à Kaboul, la capitale. Rahmatullah Nekzad, un journaliste à Ghazni (Sud-Est). Mahbobullah Mohebi, l’un des vice-gouverneurs de Kaboul. Abdul Rahman Akshan, le vice-président du conseil de la province de Ghor (centre). Tous les cinq ont été assassinés en décembre, abattus par des hommes armés ou victimes de mines magnétiques posées sur leur voiture.

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    Depuis quelques mois, les meurtres d’activistes, de journalistes, d’hommes politiques et d’employés gouvernementaux se multiplient. «Nous sommes face à une vague d’ampleur d’assassinats. Ce sont des cibles faciles et il n’y a que rarement des revendications, ce qui alimente les rumeurs sur les auteurs», expli

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