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    Attentat

    L'université de Kaboul attaquée, les pourparlers de paix au point mort

    Par Luc Mathieu
    Un homme blessé après que des hommes armés ont pris d'assaut l'université de Kaboul arrive dans une ambulance à l'hôpital Isteqlal ce lundi.
    Un homme blessé après que des hommes armés ont pris d'assaut l'université de Kaboul arrive dans une ambulance à l'hôpital Isteqlal ce lundi. Photo Wakil Kohsar. AFP

    Alors qu'elles laissaient espérer une diminution des violences, les discussions entre Kaboul et les talibans sont aujourd'hui bloquées.

    Plus de cinq heures de tirs et d’explosions. Trois assaillants retranchés dans des salles de cours, ouvrant le feu sur des étudiants qui tentent de fuir. Des forces de sécurité qui progressent parmi des cadavres et des blessés. Un attentat majeur a visé lundi l’université de Kaboul et ses 17 000 étudiants et professeurs. Au moins 19 d’entre eux ont été tués, et une vingtaine d’autres blessés, selon un bilan en fin de journée qui pouvait encore évoluer. Il y a dix jours, le 24 octobre, un centre de formation implanté dans le quartier chiite hazara de l’ouest de Kaboul avait été visé par une attaque de l’Etat islamique. Au moins 18 personnes avaient péri.

    L’attentat contre l’université n’avait pas été revendiqué lundi en fin de journée. Dans un communiqué, les talibans ont nié en être les auteurs. Depuis qu’ils ont signé un accord avec les Etats-Unis en février, les insurgés ont réduit leurs attaques dans la capitale mais les ont multipliées ailleurs dans le pays, principalement contre les soldats et policiers afghans. Affaibli dans ses anciens bastions de l’est du pays, l’Etat islamique reste actif à Kaboul. Tout comme d’autres groupes, dont le réseau Haqqani, allié des talibans et proche d’Al-Qaeda.

    «Il ne se passe plus rien»

    Censés entraîner une diminution des violences, les pourparlers de paix entre Kaboul et les talibans auraient dû débuter en mars, selon l’accord passé entre Washington et les talibans. Ils ont finalement commencé en septembre à Doha, au Qatar. Mais ils sont aujourd’hui au point mort, sans date connue de reprise. «C’est totalement bloqué, il ne se passe plus rien. On ne s’est même pas mis d’accord sur les discussions préliminaires pour définir la façon dont les négociations vont se dérouler, et selon quel calendrier», explique un diplomate afghan.

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    Totalement absent lors des pourparlers menés par les Etats-Unis, le gouvernement afghan est arrivé d’autant plus affaibli à ceux avec les insurgés. Le président Ashraf Ghani a été forcé, par Washington, à accéder aux demandes des talibans, qui ont exigé la libération de 5 000 prisonniers, dont certains ont immédiatement repris les armes. Il n’a pas pu non plus imposer un cessez-le-feu comme préalable à la négociation. Les talibans, intransigeants et en position de force, n’ont rien cédé. «Comment voulez-vous discuter avec des gens qui ne lâchent absolument rien ? Dans toute négociation, une partie part d’un point A, l’autre d’un point B, et on tente de se retrouver au milieu. Là, ils ne bougent pas», poursuit le diplomate afghan.

    Sans issue politique, le conflit afghan replonge dans des combats incessants. Il n’a connu que quelques semaines d’accalmie en début d’année. Selon l’ONU, près de 6 000 civils ont été tués ou blessés entre janvier et septembre 2020.

    Luc Mathieu
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