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    Foot: décès de Robert Herbin, le «Sphinx» de la mythologie verte

    Par AFP (mis à jour le )
    L'ancien entraîneur de Saint-Etienne Robert Herbin entouré de ses joueurs, au stade Geoffroy-Guichard le 1er août 1976
    L'ancien entraîneur de Saint-Etienne Robert Herbin entouré de ses joueurs, au stade Geoffroy-Guichard le 1er août 1976 Photo STF. AFP

    Un surnom, «le Sphinx», et une tignasse rousse: décédé lundi à 81 ans, Robert Herbin, joueur puis entraîneur de l’AS Saint-Étienne, restera l’un des symboles de l’épopée européenne des Verts en 1976, page de légende du football français.

    «Le monde du football est en deuil», s’est ému le journaliste Jacques Vendroux, en annonçant le décès du célèbre entraîneur de Saint-Etienne sur Twitter.

    «Une légende éternelle», a sobrement tweeté le club dans la soirée.

    «Hospitalisé depuis plusieurs jours, il s’est éteint ce 27 avril (...) lâché par son coeur», a rapporté le journal régional Le Progrès sur son site internet.

    Robert Herbin était hospitalisé depuis mardi dernier au CHU de Saint-Étienne pour de sérieuses insuffisances cardiaques et pulmonaires, sans lien avec l’épidémie de nouveau coronavirus.

    Phénomène de société devenu aujourd’hui un mythe vintage, le parcours de Saint-Etienne en 1976, sous la houlette du «Sphinx» jusqu’en finale a décomplexé la France du foot après 18 ans de disette au sortir de la Coupe du monde 1958.

    Ce soir du 12 mai, dans un stade d’Hampden Park à Glasgow acquis à sa cause, l’équipe que dirige Herbin s’incline 1-0, contre le cours du jeu, face au Bayern Munich en finale de coupe des clubs champions. La faute, veut croire la France, aux fameux «poteaux carrés» qui ont repoussé les tirs stéphanois.

    «Ça m’a bien marqué. Ça reste gravé. Je ne l’ai pas digéré. J’y pense encore aujourd’hui. Je crois que le Bon Dieu n’était pas avec nous, ni les poteaux, ni la barre transversale», confiait-il à l’AFP en octobre 2015, reconnaissant n’avoir «jamais revu le match».

    Né à Paris le 30 mars 1939, Robert Herbin déménage à huit ans à Nice où son père, musicien, a décroché un emploi à l’opéra.

    C’est au Cavigal, club local célèbre pour sa formation des jeunes, que le jeune Robert fait ses armes, se classant notamment troisième du concours du jeune footballeur. En 1957, il y est repéré par Pierre Garonnaire, déjà recruteur du club stéphanois.

    - Entraîneur à 33 ans -

    A l’ASSE, sous la houlette de Jean Snella puis d’Albert Batteux, ses mentors qui lui donneront l’envie d’être entraîneur, Herbin s’est imposé dans les années 1960 comme un joueur majeur, en milieu de terrain puis défenseur central, devenant naturellement capitaine. Comme joueur, il n’aura porté que le maillot vert.

    Contraint d’arrêter sa carrière en 1972 en raison d’une blessure à un genou, celui qui a passé ses diplômes d’éducateur deux ans plus tôt, sortant major de sa promotion, prend alors en main l’équipe stéphanoise, à seulement 33 ans.

    Perfectionniste sur les plans technique et tactique, il a aussi été le précurseur en France de la préparation athlétique.

    Sportivement, il s’est appuyé sur une génération de jeunes issus du centre de formation (Merchadier, Bathenay, Synaeghel, Santini, Lopez, P. Revelli, Sarramagna puis plus tard Rocheteau) pour dominer le championnat de France et tutoyer les grands d’Europe.

    Du vert au bleu, plusieurs de ces Stéphanois formeront alors l’ossature de l’équipe de France.

    - Neuf fois champion -

    Reconnaissable à sa chevelure frisée et rousse, surnommé «Roby» ou le «Sphinx» pour sa capacité, sur le banc de touche, à ne laisser paraître aucune émotion, Herbin a remporté cinq titres de champion de France comme joueur et quatre autres en tant qu’entraîneur. Soit neuf sur les dix sacres du club, ainsi que six coupes de France.

    Il a également disputé la Coupe du monde 1966 en Angleterre avec l’équipe de France (23 sélections, 3 buts).

    L’affaire de la fameuse «caisse noire» des Verts durant la saison 1982-1983, pendant laquelle il est en conflit avec le président Roger Rocher, a provoqué la fin de sa collaboration avec l’ASSE. Par la suite, son parcours a été moins glorieux.

    Engagé par l’Olympique lyonnais, il ne parvient pas à sauver le club rhodanien de la relégation ni à le faire remonter en élite (1983-1985).

    Robert Herbin dirige ensuite le club d’Al Nasr Riyad en Arabie Saoudite (1985-1986) puis Strasbourg (1986-1987, 9e en D2) avant de revenir à Saint-Étienne (1987-1990), où la splendeur des Verts n’est plus qu’un souvenir malgré une 4e place du championnat (1988) et une demi-finale de coupe de France (1990).

    Il terminera son parcours au Red Star en division 2 (1991-1995).

    Ce mélomane averti et amateur de peinture vivait sa retraite à L’Etrat (Loire) sur les hauteurs de Saint-Étienne, tout en commentant les matches des Verts au travers d’une chronique hebdomadaire dans le quotidien local La Tribune-Le Progrès.

    AFP
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