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    Trente millions de pro-Trump : pré-fascisme ou psychose collective ?

    Par Johann Chapoutot, historien, professeur d’histoire contemporaine à Paris-Sorbonne
    Des militants du candidat Trump à Ocala en Floride, le 16 octobre 2020.
    Des militants du candidat Trump à Ocala en Floride, le 16 octobre 2020. Photo Carlos Barria. REUTERS

    On ne peut écarter ni la bêtise ni l’inculture pour expliquer un tel soutien à une personnalité délirante. Mais il semble y avoir une autre raison : l’absence de vision du Parti républicain.

    Selon plusieurs sondages, 40 % des électeurs répu­bli­cains, soit 30 millions de personnes, estiment que l’assaut insurrectionnel contre le Capitole est légitime car, l’élection ayant été massivement truquée, Joseph Biden n’est pas «leur» président. ­Timothy Snyder, historien de l’Europe centrale et de la Shoah, a eu l’occasion de le rappeler avec force, «la post-vérité, c’est le pré-fascisme», voire le fascisme tout court, car la démocratie exige une rencontre des intelligences sur un plan commun d’intelligibilité – celui des faits constatables et des arguments rationnels.

    Avec le Parti républicain «tea-partisé», puis trumpisé, ce plan commun a été fracturé, voire détruit : les élections sont truquées (même celles de 2016, que Donald Trump avait gagnées au collège électoral mais perdues au vote populaire), Barack Obama a personnellement supervisé le bourrage des urnes à Chicago, tandis que Hillary Clinton fait du trafic d’enfants dans des pizzerias (pourquoi des pizzerias ? ce détail

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